Sébastien, Ingénieur agronome

Lors de mes différents stages à l’étranger, j’ai eu l’occasion de constater que les exploitants agricoles étaient dotés d’outils informatique, et s’étaient formés pour numériser la gestion de leur exploitation. C’est ce que je conseille, les fermiers, les agriculteurs et ceux qui font dans la transformation de nos produits à faire. Les gains sont nombreux. Certes, le coût d’acquisition d’un ordinateur, la formation et les logiciels peuvent être élevés, mais c’est un investissement rentable qui modernise l’entreprise agroalimentaire.

Marie-Laure, Gérante d’une superette

Il y a quelques mois encore, nous inscrivions dans les registres tous les articles et les mouvements de stock. Et même les états financiers, inscrits manuellement dans un registre et archivés. Imaginez les tonnes de registres emmagasinés. J’avoue que l’écologie en prend un coup. Un beau jour, pme de conseil en gestion nous a convaincu de tout numériser. Nous avons contracté un prêt et informatisé notre activité. Depuis, avec mon mari nous améliorons notre rendement, grâce à des logiciels qui facilitent les tâches, et nous renseignent efficacement.

Mispa, Esthéticienne

Quant à moi, grâce à mon téléphone androïd et une connexion parfaite, j’ai créé un groupe whatsapp pour mes clientes. Il me sert de vitrine pour les produits cosmétiques et les services que je fais. J’y mets aussi un planning des rdv pour que chacune puisse venir à sa convenance. Je publie souvent mes réalisations make-up, nailartist, rastas, sur mon instagram. Est-ce que je ne suis pas digitale avec çaa ?!
J’ai pas mal de clientes de la diaspora que j’ai recruté comme cela. Quand elles viennent au pays, mon salon est surbooké puisque mes prix sont attrayants et mes produits pour cheveux sont bio ; je les conçois moi-même. Les clients hommes s’y mettent doucement…

Autres sujets

Francesca, gérante d’une micro finance à Nkongsamba :

Nos collecteurs de fonds sont sur le terrain pratiquement toute la journée. Du coup, nous avons équipés les équipes de masques. Nous sommes conscients que c’est insuffisant comme mesures, parce qu’il faut garder 1m de distance… les commerçants se plaignent des ventes qui baissent, ce qui rend le recouvrement difficile. Les stocks ne tournent pas comme avant, or nous avons financé leur approvisionnement. Comment on va gérer ces manques à gagner ? Nos partenaires sont sourds aux explications qu’on leur donne.

Daniel, chauffeur de taxi :

Moi je suis propriétaire taximan, et victime au premier plan des conséquences économiques de ce covid-19. Depuis que nos enfants sont coincés à la maison, mes taxis ne tournent plus. J’ai 7 taxis en circulation, normalement. Mais depuis trois, j’ai été obligé de garer 3 taxis, parce que les parents qui m’avaient confié le transport des enfants ont arrêté le contrat. Donc ça fait trois chauffeurs au chômage technique. Maintenant, les chauffeurs qui sortent doivent avoir les masques, le gel, et je prie Dieu qu’Il les protège parce que le ramassage ci nous expose tous. Il faut que les camerounais respectent les consignes des autorités. Le business se dégrade chaque jour parce que les gens se déplacent beaucoup moins…

Pamela, commerçante, propriétaire d’une boutique de mèches :

Bien-sûr que nous sommes impactés par cette situation. Impossible de s’approvisionner. Mes produits viennent tous de l’Asie. Sur place, les clientes commencent à se faire rares. On vient à la boutique, mais on chôme. Samedi dernier, croyez-moi je n’ai pas eu deux clientes. J’ai l’impression que les cérémonies tels que les mariages, les anniversaires ne se font plus. On va vivre comment ? Dans ma réunion au quartier, on cherche déjà comment réaménager la cotisation…

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